Right next to you
Un jour on est quelqu'un. Le jour d'après on est quelqu'un d'autre.
Bip, bip ... Il fait noir, c'est pire que ce que l'on pourrait imaginer. Je ne voit rien, aucune lumière, aucune couleur, rien mis à part le noir profond des abysses. J'entends des voix, qui chuchotent, des voix qui murmurent et qui parlent les unes avec les autres et pourtant elles sont si seules et leurs mots sont si vides de sens tandis que leurs conversations veulent tout dire... Enfin je me réveille de cette longue nuit. Il est déjà onze heure, une tasse de café froid m'attend depuis hier soir sur la table du salon, devant la télévision, qui fonctionne toujours et le bip de mon téléphone s'arrète alors que le répondeur se met en marche. Il prendra le message adressé à la personne que je ne suis pas mais que tout le monde voudrait que je sois.
Je me lève et je vais éteindre la télévision. Les volets sont ouverts et les rayons du soleil entrent à flot dans la pièce, caressant de leurs douces et chaudes mains mon visage pale et mes bras nus. Je me retourne pour appuyer mon dos contre la porte- fenêtre et le temps me semble ralentir tandis que je ferme les yeux pour écouter, pour écouter le silence qui règne dans cet endroit, le silence dans ma tète qui voile mes souvenirs, le silence dans le regard des gens qui passent toute la journée dans la rue, le silence, face à lui-même. Je laisse mon regard glisser dans le noir sous mes paupières closes et laisse tomber mes mains le long de mon corps, lâchant mes cheveux qui viennent se placer sur mes épaules pour me chatouiller le cou et dos.
Quand j'ouvre les yeux, je regarde autour de moi avec la plus grande attention. Je veux tout voir, que rien ne m'échappe, je veux saisir chaque détail, chaque courbe et chaque ombre, chaque dessin que le soleil crée lorsqu'il traverse un verre ou les reflets sur les cadres des photos et dans les miroirs. J'essaie de tout mémoriser, de me rappeler. Depuis l'accident j'ai tout oublié, qui je suis, qui sont ses personnes chez qui je vis... Tout, j'ai tout oublié, j'ai tout perdu. Et pourquoi, hein ? Pourquoi ? Et bien à cause d'un traumatisme. Je ne me souviens pas encore, mais il me serait arrivé quelque chose, un accident de voiture, colision avec un camion citerne. J'ai eux de le chance mais j'ai oublié, tout oublié.
Sur le buffet en acajou sont posés des albums et des photos en pagaille, Matt et Carry ont passé la soirée à les regarder. Ce sont les enfants de celle que j'étais mais ils continuent de m'appeler maman; espérant que leur mère va revenir. Je les ouvre tous sur la table devant la télévision et je regarde ces photos, fenêtres vers le passé. Je m'instale confortablement dans le canapé, les jambes repliées sous moi tandis que Carry arrive en traînant son lapin en peluche derrière elle et ce petit ange au cheveux sombres viens se blottir contre moi puis prendre ma main et la serrer aussi fort que possible. Elle prend une photo dans ses mains sur laquelle il n'y a que moi ... enfin que sa mère et elle la serre fort contre son coeur, fort, si fort que l'image se plie sous ses petits doigts.
Je caresse ses longues boucles noires et sa joue douce et humide. Humide ? Je baisse la tète et je vois ses jolis yeux verts pleins de larmes qui coulent le long de ses joues roses. Mon coeur se brise devant son petit air triste. Des images m'assaillent, des flash flous et pas très nets mais ils s'effacent vite et me laissent face à un grand vide qui s'ouvre tel un gouffre sans fin. Voyant les larmes à mes yeux Carry se met sur ses genoux et plante sont regard dans le mien et un sourire se dessine sur son visage angélique et des ses petits doigts elle sèche les larmes aux coins de mes yeux, puis elle attrape une autre photo dans le tas sur la table et me la tend.
Je la regarde, petite poupée de porcelaine, le bras tendu vers moi. Je pince un coin de la photo et doucement elle la lâche et descend du canapé pour se placer devant moi. Sur le cliché Matt et Carry sourient, leur tête tournée vers l'objectif, elle tient dans ses bras, serré contre son coeur son lapin dont les longues pattes pendouillent hors de son étreinte, balancées par la brise.Son frère envoie des bulles partout avec son pistolet à bulle, elles volent éclatent dans ses cheveux mais il a réussi à en capturer une qu'il tient délicatement entre ses doigts comme la plus belle des pierres précieuses. Un peu plus loin derrière eux, je suis assise avec leur père, je en sais pas pourquoi il n'est pas là mais le enfants me parlent de lui, de nous toute la journée. Ils me parlent de ces dîners improvisés, des campings dans le salon et de ces après-midi passées à rire devant les vieux films de famille.
Une larme coule sur mon visage alors que Matt arrive. Il la sèche et je le prends avec sa soeur dans mes bras. Je les embrasse tous deux sur le front, Matt relève la tête pour me demander: "Maman... Tu vas rester ?" Je les serre fort contre moi et je lui réponds: "Bien sûr... Je vais rester, je resterai toujours près de vous." Alors ils ferment leurs yeux et s'endorment presque instantanément. Je regarde encore un peu le cliché et le retourne pour voir la date mais à sa place je trouve un mot écrit au stylo rouge: "Right next to you", et en-dessous au crayon de couleur: "Tout près de toi". Carry et Matt". Je pose l'image et regarde par la fenêtre mon avenir se dessiner sous un magnifique soleil couchant. Voilà, si on peut dire ça comme ça, que ce fini mon premier jour au paradis...
Invasion
Comme chaque matin, tu viens me dire bonjour dans le miroir du couloir, mon père répond d'un geste rapide de la main croyant que ce salut lui est adressé et il s'en va prendre sa douche dans sa salle de bain. Je tape sur la glace de toutes mes forces, j'appelle mais personne ne me voit ni ne m'entend. Tu es la seule. Personne ne sait que tu n'es pas moi et rien n'a changé. Il faut dire que tu fais tout pour et que je ne suis pas la seule à me trouver du mauvais coté.
Encore aujourd'hui j'ai du mal à y croire. Dans quelques heures je vais, enfin tu vas, avoir vingt ans et personne ne se doute de qui tu es ni de se que tu fait ici, mais ils te prennent tous moi. Toute la journée je vois à travers tes yeux, j'entends ce que tu entends et ce que tu penses, mais je ne peux rien faire. Tu m'as enchaînée au fond de ton âme noire comme les ténèbres et dans les miroirs que tu croises. C'est de là que tu viens et c'est là que tu m'as enfermée.
Je m'en souviens comme si c'était ce matin que tout avais changé. Ça c'est passé il y a trois ans. Le matin de mes dix-sept ans j'ai entendu ta voix, enfin la mienne mais je n'étais pas devant le miroir. Je me suis levée et je suis venu face à toi, mon exacte réplique sauf la chaîne autour de ton poignet. Je ne voyais, à par ton bracelet, aucune différence que ce soit dans ton regard ou dans ta façon de bouger, je suis toi ... Non. Tu es moi !
Tu as traversé le miroir et tu es venue te placer juste à coté de moi, on aurait dit ma soeur jumelle. C'est alors que tu as mis tes mains dans mon dos et tu m'as poussé dans le miroir. Je ne me suis pas méfiée et tu en as profité. Tu n'es pas moi et je ne m'en suis rendu compte qu'à ce moment là. Tu es si différente de moi, mais personne ne le sais chez moi parce que je suis la seule.Dans d'autres endroits sur Terre il doit y avoir d'autres reflets qui prennent la place des originaux. Je suis la première.
C'est une invasion. Et ça ne fait que commencer....
Travail,Travail,Travail,Travail.
Je suis désolée de ne pas écrire mais malheureusement je ne peux que travailler en ce moment.
Petite explication:
-dans deux semaine: je dois avoir fini mes sujets pour l'histoire des arts et avoir choisi mes 5 sujets
- après les vacances: je passe pour l'histoire des arts
-puis brevet
-je dois visiter des lycées pour savoir ou je vais et ce que je fais (oui je suis en troisième)
-je supporte mal de regarder mon ordinateur (grosse baisse de tension=mal de crane pas possible).
Mais je travail à l'écrit sur des histoires dont une petite ébauche d'histoire policière, une invasion et un étrange brouillon.
Pour patienter... j'organise un concours de blagues !!! Alors si vous voulez participer il vous suffit d'en mettre une en commentaire ou de me l'(les) envoyer par mail (livrovore@hotmail.fr). Le gagnant pourra me donner une idée d'histoire que je ferai et lui dédirai !!!
ALORS A VOS BLAGUES! PRETS! PARTEZ!
C'est un brune et une blonde dans un voiture. Sur la route, la blonde s'écrit:
-Ohhh, regarde les chevals!
La brune lui dit:
-Non ce sont des chevaux!
-T'avouera quand même qu'ils ressemblent à des chevals!
MAIS QU'EST-CE QU'ON FERAIT SANS LES BLONDES !!
Mais qui es-tu ?
Il est sept heure du matin quand mon réveil sonne et me sort brusquement d'une nuit courte et agitée. Je me lève, me lave et m'habille puis je descends les escaliers pour me diriger vers la cuisine où mes parents prennent leur premier café de la journée, encore endormis au-dessus de leur tasse. Dans un sac en papier, froissé après un long séjour dans ma poche, je fourre vite deux croissants et deux briques de jus d'orange, je passe dans l'entrée j'attrape mon sac ainsi que mes clefs pour enfin sortir de la maison.
Je m'assoie sur la barrière de mon jardin et attends quelques minutes que tu arrives. Aujourd'hui tu n'es pas long, rapidement tu viens te mettre à ma droite et prends ma main. Alors nous partons tandis que tu lâches ma main pour aller courir devant et poursuivre les papillons. Moi, je sors notre petit déjeuner et entame mon croissant, affamée. De tes petites mains, tu prends ton jus que tu avales d'une traite et ton croissant qui finira une partie en miette pour les oiseaux et l'autre dans ton estomac.
Tandis que tu que tu sautes pour tenter de capturer un papillon, je t'observe et te détaille de la tète aux pied. Tu n'es pas très grand mais ça ne t'empèche pas de sauter plutôt haut, tes petites mains claquent dans le vide tout près des ailes de l'insecte, le vent ébouriffe tes cheveux bruns qui partent en courtes mèches dans tous les sens. Lorsque tu te retournes, j'admmire tes yeux noisette mouchetés d'or et ton grand sourire, qui crée sur tes joues d'adorables fossettes.
Chaque jour depuis un an tu m'accompagnes partout où je vais. Il faut aussi dire que tu es arrivé, un matin, l'air de rien, tu as simplement pris ma main comme si c'était une habitude. Au début je croyais être folle car personne ne te vois et que tu reste toujours le même, en un an tu n'as pas changé. Tu n'as pas grandi, tes yeux sont les mêmes et tu sembles être le même petit garçon de six ou sept ans que la première fois que je t'ai vu. Aujourd'hui ta présence es normale et rassurante.
Encore en cet instant tu me semble n'etre qu'une illusion avec tes main chaudes et tes étreintes rassurantes. Et plus je regarde ton visage, plus je vois que je ne te connais pas et que tu es un inconnu. Mais tu m'es si familier que je ne dis rien et pourtant il me reste toujours cette question qui me brûle les lèvres.
Mais qui es-tu ?
Pour les vacances
Demain je parts en Espagne et ce pour toute la semaine, la suivante je vais faire un petit séjour en vendée et malheureusement je n'aurai aucun accès à un quelconque ordinateur donc je ne pourrai rien publier. Mais je vais écrire dans mon cahier d'inspiration et à la rentrée je taperai vite sur mon clavier et vous ferai partager mes histoires et voyages.
Et vous, où allez vous ?
Bonnes vacances à tous !!
La nuit blanche
Quand tombe le jour, s'éteignent les lumières du monde et la nuit envahie le ciel. Les esprits sombrent dans un sommeil profond, une sorte d'état second, plein de sons, d'images et de rêves qui s'effaceront et ne seront plus que de simples songes, de simples hésitations devant un passant, un panneau, une rue, une porte, mais jamais rien de précis ou de long. Mais rien n'est parfait, tout ne marche pas toujours comme il le faut, non. Dans ce silence apaisant, il reste toujours un esprit contient, une âme éveillée, qui compte les secondes et qui s'en va peu à peu. Oui, qui s'en va.
C'est un royaume de cauchemars et de rêves dans lequel une seconde passe si lentement qu'elle semble durer une heure entière et peut-être même plus. Les détails sont si précis que chaque chose parait être une vie, détachée des autres, entourée de son propre univers. C'est un endroit où il ne sert à rien de courir car vous ne pouvez pas. Il est également vain de parler, car il n'existe que le silence, ou de tenter de s'échapper parce que ce royaume se fait toujours plus grand pour vous garder avec lui jusqu'à ce que vienne vous délivrer, de cette si belle prison, le premier rayon de soleil. Cet endroit est un cauchemar blanc mais aussi un rêve d'argent. C'est un lieu où seul l'esprit peu aller tandis le corps lui reste là où est, mais tout de même... Lorsque tu marches près d'une rivière ou dans l'une de ces immenses plaines vêtues de blanc, les brins d'herbe viennent te chatouiller les pieds, te piquer le dos quand tu t'y allonges ou te caresser la joue, agités par la douce brise, bourrasque d'air chaud qui prend sa source aux sommets des montagnes de l'est pour les descendre à toute vitesse et exploser à leurs pieds en une multide de petit souffles tièdes . Alors, lorsque nous sommes happés par ce monde recouvert de blanc et d'argent nous profitons de cette pause pour réfléchir sur les mystères de ces immenses plaines qui jamais n'en finissent, ces longues rivières qui coulent à l'infini. Mais la plupart d'entre nous préfèrent s'assoir sur l'un des gros rochers plats au bord de cette gigantesque cascade d'argent qui coule sans bruit. Ainsi nous passons nos nuits, alors que vous dormez, à attendre dans cette prison paradisiaque et portant si cauchemardesque, la nuit blanche. Peut-être une nuit viendrez-vous visiter cet endroit si votre esprit est assez fort pour faire face à cet étrange silence. Et peut-être me trouverez vous, un livre et une plume à la main en train de créer ce monde ou un autre que vous pourrez visiter plus tard. Bonne nuit ...Je voudrai vous dire
Je voudrai vous dire toutes les choses
Qui ne ressortent, de mes proses
Que sous forme de traces ou d'images
Qui s'enfuient toujours au file des âges.
Je voudrai vous dire toutes les choses
Que, sans vergogne, la mer efface
A qui le temps ne veut laisser place
Qui emplissent mon coeur qui explose.
Je voudrai vous dire toutes les choses
Qui chaque fois me rendent morose
Et qui, chacun de mes jours, m'entourent.
Je voudrai vous dire toutes les choses
Qui à cette tristesse s'opposent
Ces roses et ces joies de tous les jours.
J'ai beaucoup de travail et peu de temps pour écrire en ce moment alors j'espère que ce poème fait en dix minutes vous aidera à patienter. La nuit blanche arrivera soit dans l'aprés-midi ou bien vendredi .
Bisous à tous mes lecteurs, merci à vous.
De loin
Dans les rues, les lampadaires sont allumés et diffusent une faible lumière ça et là, laissant tout de même des zones sombre où dansent les ombres des rares passants. Il se fait tard et je dois rentrer rapidement avant que cela n'arrive. J'évite avec facilité les quelques obstacles sur ma route et coupe par le parc juste avant que le gardien ne ferme les grilles. Je me faufile entre les arbres, sans faire de bruit j'ouvre le portail de derrière et le referme rapidement car j'entends le gardien se rapprocher, attiré par un écureuil roux qui observe, fasciné, un sac plastique resté par terre. Une fois assurée qu'il ne m'a pas remarquer je poursuis ma route et marche d'un pas rapide vers mon appartement qui est maintenant à deux ou trois pâtés de maisons mais je dois me dépêche je le sens.
Alors j'avance. La lumière à ma fenêtre est allumée, elle m'attends et doit le sentir elle aussi. Je continus mais je percute quelqu'un et tombe à terre. Mon coeur fait un bond dans ma poitrine quand j'aperçoit ton visage entre mes cheveux qui tombent sur le mien, je retiens ma respiration en te reconnaissant. Alors que tu me relève, je dégage mon bras de ton emprise et me mets à courir. Derrière moi j'entends que tu m'appelles. Tes souvenirs sont vagues, tu ne te souviens pas de moi mais c'est mieux pour toi si cela continu.
Je cours, je cours le plus vite possible pour que la distance entre nous deux soit la plus grande qui puisse être. De lourdes larmes roulent sur mes joues, chargées de forts sentiments, d'horribles souvenirs qui me hantent et de lourds secrets que je voudrais oublier. Je tourne dans une ruelle et m'arrète, le souffle court et le dos contre le mur froid. Tu as cessé de m'appeler. Je jette un regard hésitant et te vois penché par terre, en train de ramasser quelque chose que tu serres dans tes mains puis que tu noues autour de ton poignet. Quand il est bien accroché, tu hésites mais finalement tu t'en vas. De toute façon mes valises sont prêtes et les billets dans ma poche. A mon poignet, il manque le bracelet de toile blanche sertie de perles rouges écarlates que tu m'avais offert quand nous nous sommes rencontrés et c'est toi qui l'a maintenant. C'est peut-être mieux ainsi. De toute façon demain je parts, loin.
Mais aujourd'hui je te regarde, pour la dernière fois, les yeux emplis de larmes, de loin.
Verbes irréguliers
Mais qui donc, en anglais, a décider un jour en se levant que désormais une bonne centaine et demi de verbes étaient irréguliers ? Vraiment je ne vous comprends pas dutout ! Grace à cette généreuse personne, je me trouve dans l'obligation d'apprendre 150 verbes irréguliers por mes cours d'anglais. Il faut dire que je commence à avoir mal à la langue à force de les réciter et de les lire depuis plusieurs jours et cela me tape également sur les nerfs. De plus, JusteHistoireDe m'énerver, je n'arrive pas à les retenir et il faut chaque jour que je reprenne tout depuis le début car il m'en manque toujours un ou deux et ce ne sont jamais les mèmes !!
Je suis su`re que dans quelques temps nous allons apprendre qu'il y a des verbes rationnels et irrationnels ou bien fous et sain d'esprit !! Bon je me calme et j'y retourne après une petite collation. Courage je dois encore en apprendre 60 ou 150 si tout recommence une nouvelle fois. Si vous voulez me faire un cadeau c'est le moment offrez moi une pelle pour creser ma tombe !!!!!!!!
A bientot ! Et n'oubliez pas la pelle ! ^-^
Le premier flocon
Assise sur mon banc comme à mon habitude j'observe les passant. Des enfants courent dans tout les sens avec des chiens qui jappent et tournent rond autour des poussettes, sautent sur les inconnus et courent après des feuilles qui volent toujours plus haut pour leur échapper. Ce soir, il fait froid, plus que les jours d'hiver précédents et le ciel est d'un bleu nuit qui tire de plus en plus sur un gris sombre. Va-t-il pleuvoir encore une fois ? De crainte de me retrouvée trempée sous une pluie glaciale, je commence à sortir mon parapluie mais je m'arrète.
Quelque chose tombe du ciel... Enfin... Quelque chose tombe de cette mer de nuages, grise, sombre et menaçante, qui avance à toute allure en avalant le ciel. Il est si petit, si magnifique. Fait de fins cristaux de glace blanche, il semble briller tel une étoile, superbe et délicate, qui tombe et vient se déposer sur la paume de ma main nue. Mais ce splendide cristal n'est qu'héfémère. Ses branches, semblables à celles des plus majestueux arbres, fondent à une vitesse folle et en l'espace de quelques secondes, il ne reste de ce flocon qu'une perle d'eau dans laquelle se reflète la lumière des lampadaires.
Alors elle roule sur ma main, tombe sur le sol et disparaît, laissant sur ma peau un traînée froide chargée de magie. Puis comme en réponse à un signale inaudible, d'autres flocons tombent et se laissent porter par le vent qui les dépose sur l'herbe s'il ne se sont pas déjà accrochés à quelqu'un ou à quelque chose. C'est ainsi que la neige est tombée et a recouvret le ciel d'un somptueux voile blanc, provoquant partout autour de moi des rires et des cris, venant d'enfants; de femmes et d'hommes qui commencent leurs batailles de boules de neiges, et de joyeux aboiements des chien qui courent après les flocons ou les boules de neige.
Quoi de mieux qu'une bonne bataille le soir du premier flocon ?
